Shanghai : Sim City
Apres 14 heures d'avion et un changement de 15 minutes a Heathrow, nous sommes arrivés, Sylvain et moi, à Shanghai, à 9h40.
Les 3 films, les 2ème repas en bonus, les 7 verres d'alcool ne nous avaient permis de ne dormir qu'une heure, mais c'est plein d'entrain que nous sortîmes de l'avion.
Première claque. De la passerelle qui nous amène a l'aeroport, le mur en ailettes du terminal s'étend sans qu'on puisse en voir la fin, à droite comme à gauche.
La sortie de l'aéroport se fait rapidement, après le passage devant la caméra thermique (grippe aviaire), et les trois bureaux de validation de notre arrivée (sanitaire, inscription, douanes)
Un taxi nous emmène a l'hôtel Astor House. Il fait chaud dans l'habitacle, et un épais brouillard limite la vue. Pas de ceintures a l'arrière, collé a la voiture de devant a 90 km/h, le chauffeur, derrière sa vitre en plexiglas, zigzague entre les camions sans clignotants.
Premières images de Shanghai. C'est Sim City. Des immeubles de 30 étages copiés colle les uns à côté des autres, jusqu'à 20 fois le même !
25 minutes plus tard, on arrive dans un luxueux hotel ou un groom s'empresse d'emmener nos bagages devant le guichet. Je commence à dire à Sylvain que on a peut être tapé un peu haut, en voyant la carte de chambre, premier prix 68 euros.
La chambre "routard", comme prévu n'existe pas selon la réception, même si elle est repertoriée sur plusieurs sites web et que Sylvain y est allé l'année dernière. A force de négociation, on arrive à 20 euros la chambre pour deux.
On monte au 6ème avec le groom. Je comprends au moment ou la porte de l'ascenseur s'ouvre pourquoi c'est moins cher. Un peu sale, une ambiance chambre de bonne, des toilettes et baignoire dans un état lamentable pour tout l'étage. On espère trouver rapidement un appartement. Ceux qui ont vus la première scène de Apocalypse Now, où Martin Sheen délire dans une chambre de Saïgon, saisiront l'ambiance de la chambre (*guitares* "This is the end... my only friend, the end.")
Le temps de cacher nos laptops et le projecteur sous les lits, et nous quittons cet endroit à la rencontre du premier guide pour trouver un appart.
Le calvaire commence... il nous promène dans tous le nord de la ville, en nous disant à chaque fois que l'on s'inquiète "five minutes", alors qu'il disait la même chose 20 minutes avant. Les rues dans lequels on passe sont petites, avec des chinois qui préparent des raviolis dans des endroits innommables pour un restaurant (disons que je préfére manger par terre sous la pissotière d'une boîte de nuit à la fermeture), et d'autres qui les consomment. On visite des endroits absolument glauques, dans des immeubles en décomposition.
La nuit blanche commence à se faire sentir, toujours pas de déjeuner, vers 16 heures, Sylvain est sur le point de craquer et de prendre le guide entre quatre yeux. Je le calme, et heureusement, les apparts que l'on voit sont de mieux en mieux, mais toujours un peu loin, dans des quartiers pas terribles. C'est bien le typique et le traditionnel, on en veut, mais pas au point de se taper 30 minutes de vapeurs et friture de boui-boui à l'hygiène lamentable pour atteindre le métro le plus proche.
Epuisés, on lui refuse une dernière visite vers 20h30, et on le quitte, en lui assurant qu'on l'appelera demain en début d'après midi. Non, on ne l'a jamais rappellé. Faut pas nous prendre pour des touristes non plus :)
Sylvain trouve la force de m'emmener à People's Park, un parc (oui oui, je parle anglais ;)), avec un mall énorme, plein de boutiques, restaurants etc... Je prends encore une claque (catalysée par la nuit blanche et la fatigue), hypnotisé par l'écran d'au moins 25 mètres de coté, les lumières, la taille des buildings, et surtout, le contraste avec notre journée dans les petites rues old school.
On entame une dernière ligne droite en s'engageant dans la rue touristique/commerciale de Shanghai, Nanjing Rd, style New York, avec une bouteille de Coke toute en lumière de la taille d'un immeuble, des pub lumineuses partout, des écrans... et des rabatteurs pour des salons de massage. Et oui, même principe qu'à Budapest, mais en plus agressifs.
Tous les 10 mètres, un type arrive "hey, massage, sex mmm", et autre "special price, girls..", en nous suivant sur plusieurs mètres (parfois plusieurs en même temps). C'est l'inconvénient d'être européen. Les mendiants et les vendeurs de fausses Rolex sont presque accueillis avec le sourire, du coup.
On termine notre première journée sur un McDonald's. Je prends deux menus (à 1,50 euros le menu, je vais pas me priver :p), nous rentrons à l'hôtel, dodo.
Les 3 films, les 2ème repas en bonus, les 7 verres d'alcool ne nous avaient permis de ne dormir qu'une heure, mais c'est plein d'entrain que nous sortîmes de l'avion.
Première claque. De la passerelle qui nous amène a l'aeroport, le mur en ailettes du terminal s'étend sans qu'on puisse en voir la fin, à droite comme à gauche.
La sortie de l'aéroport se fait rapidement, après le passage devant la caméra thermique (grippe aviaire), et les trois bureaux de validation de notre arrivée (sanitaire, inscription, douanes)
Un taxi nous emmène a l'hôtel Astor House. Il fait chaud dans l'habitacle, et un épais brouillard limite la vue. Pas de ceintures a l'arrière, collé a la voiture de devant a 90 km/h, le chauffeur, derrière sa vitre en plexiglas, zigzague entre les camions sans clignotants.
Premières images de Shanghai. C'est Sim City. Des immeubles de 30 étages copiés colle les uns à côté des autres, jusqu'à 20 fois le même !
25 minutes plus tard, on arrive dans un luxueux hotel ou un groom s'empresse d'emmener nos bagages devant le guichet. Je commence à dire à Sylvain que on a peut être tapé un peu haut, en voyant la carte de chambre, premier prix 68 euros.
La chambre "routard", comme prévu n'existe pas selon la réception, même si elle est repertoriée sur plusieurs sites web et que Sylvain y est allé l'année dernière. A force de négociation, on arrive à 20 euros la chambre pour deux.
On monte au 6ème avec le groom. Je comprends au moment ou la porte de l'ascenseur s'ouvre pourquoi c'est moins cher. Un peu sale, une ambiance chambre de bonne, des toilettes et baignoire dans un état lamentable pour tout l'étage. On espère trouver rapidement un appartement. Ceux qui ont vus la première scène de Apocalypse Now, où Martin Sheen délire dans une chambre de Saïgon, saisiront l'ambiance de la chambre (*guitares* "This is the end... my only friend, the end.")
Le temps de cacher nos laptops et le projecteur sous les lits, et nous quittons cet endroit à la rencontre du premier guide pour trouver un appart.
Le calvaire commence... il nous promène dans tous le nord de la ville, en nous disant à chaque fois que l'on s'inquiète "five minutes", alors qu'il disait la même chose 20 minutes avant. Les rues dans lequels on passe sont petites, avec des chinois qui préparent des raviolis dans des endroits innommables pour un restaurant (disons que je préfére manger par terre sous la pissotière d'une boîte de nuit à la fermeture), et d'autres qui les consomment. On visite des endroits absolument glauques, dans des immeubles en décomposition.
La nuit blanche commence à se faire sentir, toujours pas de déjeuner, vers 16 heures, Sylvain est sur le point de craquer et de prendre le guide entre quatre yeux. Je le calme, et heureusement, les apparts que l'on voit sont de mieux en mieux, mais toujours un peu loin, dans des quartiers pas terribles. C'est bien le typique et le traditionnel, on en veut, mais pas au point de se taper 30 minutes de vapeurs et friture de boui-boui à l'hygiène lamentable pour atteindre le métro le plus proche.
Epuisés, on lui refuse une dernière visite vers 20h30, et on le quitte, en lui assurant qu'on l'appelera demain en début d'après midi. Non, on ne l'a jamais rappellé. Faut pas nous prendre pour des touristes non plus :)
Sylvain trouve la force de m'emmener à People's Park, un parc (oui oui, je parle anglais ;)), avec un mall énorme, plein de boutiques, restaurants etc... Je prends encore une claque (catalysée par la nuit blanche et la fatigue), hypnotisé par l'écran d'au moins 25 mètres de coté, les lumières, la taille des buildings, et surtout, le contraste avec notre journée dans les petites rues old school.
On entame une dernière ligne droite en s'engageant dans la rue touristique/commerciale de Shanghai, Nanjing Rd, style New York, avec une bouteille de Coke toute en lumière de la taille d'un immeuble, des pub lumineuses partout, des écrans... et des rabatteurs pour des salons de massage. Et oui, même principe qu'à Budapest, mais en plus agressifs.
Tous les 10 mètres, un type arrive "hey, massage, sex mmm", et autre "special price, girls..", en nous suivant sur plusieurs mètres (parfois plusieurs en même temps). C'est l'inconvénient d'être européen. Les mendiants et les vendeurs de fausses Rolex sont presque accueillis avec le sourire, du coup.
On termine notre première journée sur un McDonald's. Je prends deux menus (à 1,50 euros le menu, je vais pas me priver :p), nous rentrons à l'hôtel, dodo.
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